Cuba, 3ème pays traversé pendant ce tour du monde. Plus nous avançons et plus la culture occidentale s’éloigne. Nous arrivons sur l’île du Ché et de Fidel tant désirée depuis chez nous pour son image festive et musicale où mojitos et cigares se consument sous un air de salsa.


Notre arrivée à La Havane



La première soirée passée à Havana rassemble toutes les images que l’on se dessine de la ville. Le restaurant partagé avec un couple de français rencontré à l’aéroport s’accompagne de classiques de Buena Vista Social Club et d’une modeste assiette de poulet grillé. Les cubains chantent, dansent à l’entrée du long corridor carrelé où sont accrochés divers cadres de la Révolution et vieux instruments à cordes. L’ambiance y est chaleureuse, nous échangeons tous les quatre nos premières impressions tout en admirant les Chevrolet, Ford et Imperial de 1959. Un musée automobile à ciel ouvert. Pensant qu’il doit s’agir de l’attraction touristique majeure de la ville avant de réaliser que le « Paseo Marti », l’artère principale de la vieille ville qui passe devant le Capitole, est remplie de ses vieilles américaines. Il en est de même pour toutes les rues sablonneuses proches de notre « casa particular » pour ces 3 prochains jours.


Ici, l’hôtel est remplacé par des maisons d’hôtes. Parfois, pour rejoindre la chambre, il faut passer devant le rocking chair de papi qui regarde sa vieille télévision cathodique ou bien saluer la cousine qui est en train de laver son carrelage noir et blanc, celui présent dans les Dinners américains. Nous séjournons chez Fanny, dans une petite chambre située à l’étage, accessible par un escalier extérieur. La chambre est soigneusement préparée, un ventilateur est fixé au mur et une vieille climatisation est accrochée à la fenêtre. Celle-ci s’ouvre sur une ruelle étroite, d’un mètre de largeur face au mur de la maison voisine.



A la recherche du supermarché


Le lendemain, après un copieux petit déjeuner servi dans le salon, nous nous dirigeons vers « Habana Vieja » pour visiter de jour. Toujours autant d’admiration devant l’architecture hispanique totalement rénovée malgré les Chevrolets qui passent devant nous, en laissant échapper une épaisse fumée noire. Mais c’est à l’heure de déjeuner que l’attrait de la ville s’amoindrit. Tout comme au Mexique, nous cherchons un supermarché pour nous nourrir à petit budget.

L’un des rares magasins qui proposent quelques produits


Après une bonne heure à tourner dans les innombrables ruelles, nous entrons dans un « SuperMercado ». Nous avons l’impression de passer la porte d’une bijouterie de la place Vendôme. Les quelques confiseries présentes sont exposées sous vitrine ou derrière le comptoir. Un vigile scrute les faits et gestes de chacun des clients tout en filtrant l’entrée à la manière d’un videur de boîte parisienne. En slalomant entre les 4 rayons à moitié vide, nous recherchons des vivres accolés d’un logo qui pourrait nous rappeler nos habitudes françaises. Nous sortirons bredouilles et finirons par retourner au même restaurant que la veille.

Ce fût la première découverte dictée par la politique communiste du pays. Nous sommes pervertis par la société de consommation, passant parfois 5 longues minutes devant le rayon spaghettis afin de sélectionner le produit qui aura su capter notre attention. Que ce soit grâce au packaging, au marketing ou à la super promo à saisir immédiatement. A Cuba il n’y a pas de publicité, le packaging ressemble plus aux conserves de grand-mère et il n’y a qu’une seule marque par produit. Autrement dit, il faut aller à l’essentiel ! Nous observerons d’ailleurs pendant ces deux semaines que toutes les casas sont équipées du même ventilateur, possèdent les mêmes chaises, la même salière. Difficile d’imaginer ça, nous qui sommes habitués à comparer 200 produits sur Amazon avant de passer à la caisse. L’uniformisation est partout, jusqu’à la tenue scolaire.



Devant cette difficulté, nous renoncerons à faire des courses pendant le séjour. Parfois quelques pains ronds achetés dans une dulceria (si celle-ci accepte les touristes) pour accompagner les 4 boîtes de thons investies au Wallmart de Cancun quelques jours plus tôt. Quand la bouteille d’eau coûte deux fois le prix du cocktail, nous hésitons à nous désaltérer à coup de Pina Colada. Nous privilégierons les restaurants locaux pour une moyenne de 5 CUC par plat.

En fin de journée nous retrouvons Manon et Nathan (le couple de Français de l’aéroport) pour une virée en Chevrolet bleue décapotable, modèle de 1957, siège en cuir beige et levier de vitesse au volant. Une courte négociation à 35CUC et nous voilà cheveux au vent à déambuler dans les rues de La Havane. Ce sera l’une des rares activités payantes, préférant user nos souliers à flâner dans les rues de chaque ville. Après un aller-retour express en Coco Taxi négocié à 15CUC au terminal de bus Viazul pour acheter les 5 billets de bus, nous voilà prêts à visiter la partie ouest de l’ile, en direction de Vinales.

On a aimé : 
L’ambiance des années 60
Les vieilles voitures
La Salsa, Les cocktails
La bonne humeur dans les rues
Le restaurant Van Van 

On a moins aimé :
La difficulté pour trouver des supermarchés et vivre comme un backpacker 
Pas de Wifi, Oh my god !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *