Bye bye Phnom Penh ! Après 2 journées fatigantes dans la capitale, nous la quittons avec plaisir.
Direction Kampot !


Kampot et ses environs


Après un accueil un peu glacial dans notre hôtel, nous découvrons la charmante petite ville de Kampot. Un marché nocturne familial, des restaurants typiques aux prix abordables et les abords de fleuve Prek où il fait bon se balader. On s’y sent tout de suite bien !
Entre détente et découverte des environs, pas de place pour l’ennui. 

Après une première nuit, sacs sur le dos, soleil qui tape, nous changeons de maison. Bandini’s Guesthouse nous reçoit pour une première journée farniente. Un beau jardin, des hamacs et une chaleur écrasante. Nous restons tranquilles en compagnie de Flo et Ludo, des voyageurs rencontrés sur la route, entre anecdotes de voyages et partage de bons plans.

Le lendemain, départ en scooter imminent en direction de Kep. A 30 kilomètres de là, cette petite ville nous charme par son marché aux fruits de mer. La place est emplie de fumées aux saveurs marines. Les calamars, sèches, crabes et poissons cuisent en attendant de trouver des estomacs à nourrir. Les locaux achètent aussi les crabes encore vivants, à la pesée tout juste sortis du panier sur le bord de la plage. D’ailleurs nous sommes les seuls touristes et nous ne passons pas inaperçus, les enfants nous regardent et nous font des « Hello ». Les prix gonflent aussi un peu sur notre passage alors on négocie. 

Avec Flo et Ludo, on choisit un resto sur le front de mer et on commande plusieurs plats à partager, en mode Tapas. C’est comme ça qu’en un seul et même repas nous mangeons du crabe au poivre de Kampot, des crevettes à la sauce curry et des sèches cuites au barbecue. Et tout ça, hyper frais pêché il y a quelques heures à peine.

Cette balade au marché est aussi pour nous l’occasion de goûter quelques fruits encore jamais testés. Un couple d’allemands nous propose de goûter le fameux durian. Ils en ont acheté un entier et n’en sont pas friands. L’odeur est vraiment comme on nous l’avait décrite, on dirait du vomi. On essaye de faire abstraction de notre avis olfactif et on goûte. La texture est filandreuse et le goût pas terrible mais pas répugnant non plus. En bref, on est contents d’avoir goûté mais on y reviendra pas.

En revanche, on nous a très gentiment proposé de goûter d’autres fruits présents sur les étals et ils étaient bien meilleurs. Ce sont des fruits que nous n’avions jamais vu avant mais dont on n’a pas réussi à comprendre le nom car ici, on ne parle que le Khmer, pas l’anglais.

De retour sur notre scooter, nous continuons la route en direction des plages et des villages alentours. Aujourd’hui c’est dimanche et la plage est bondée. Leurs hamacs installés entre deux arbres, une natte posée par terre et un pique nique typique composé essentiellement de riz. Les locaux passent un moment à la plage en famille et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont très nombreux. 

Notre prochain arrêt sera la plantation de poivre. Le poivre de Kampot est connu dans le monde entier pour ses saveurs si particulières. Pour y arriver, nous traversons des villages aux maisons sur pilotis et des rizières en passant par un chemin de terre. La nature est vraiment belle ici.

A la plantation de poivre, nous découvrons et goûtons les différents poivres cultivés. Du classique poivre noir, au poivre blanc en passant par ceux en forme de piment, nous les goûtons presque tous et finissons avec la bouche complètement anesthésiée. 

Mais plus que la découverte de la plantation, ce sont les rencontres que nous sommes venus chercher ici. Sur le chemin, nous répondons avec joie à tous les « Hello », faisons des coucous aux enfants qui nous regardent passer timidement. Un match de volley se joue justement tout près, nous nous arrêtons un moment. C’est le sport national ici et ça se voit, ils se débrouillent vraiment bien. Pressés par le coucher de soleil qui approche, nous refusons à regret une partie de foot que nous propose un cambodgien. C’est alors en scooter que nous admirons le soleil se coucher derrière les palmiers et les rizières.

Pour notre dernier jour sur place, nous partons à la découverte du parc national de Bokor à quelques kilomètres de là. Une fois la route principale quittée, nous gravissons une route de montagne très agréable. La végétation est dense et peu de monde dans les parages.
Malheureusement, ce sont les seuls points positifs que nous avons trouvé à cette ballade. Les cascades que nous avons visité étaient toutes sèches. Et les quelques points d’intérêt tels que le Phnom Bokor ou les ruines de la maison du roi ont finalement peu d’intérêt. Assez déçus, nous décidons de rentrer. 
C’est avec Thomas, que nous passons la fin de la journée. Suisse expatrié depuis plusieurs années au Cambodge, il a posé sa valise à Kampot. Il travaille dans l’auberge où nous logeons et nous a partagé ses anecdotes et ses bons plans. 

Au Cambodge, nous avons rencontré un certain nombre d’expatriés francophones alors que nous n’imaginions pas que le pays attirait autant. Il faut dire que certains plaisirs de la vie ne coûtent vraiment pas cher ici. Une communauté francophone un peu hippie s’est alors formée.


Koh Rong Samloem


Au sud du Cambodge, deux îles font la réputation des plages paradisiaques du pays. Koh Rong et Koh rong Samloem sont voisines. La deuxième est plus calme et moins développée tandis que la première accueille plutôt les fêtards. Evidemment, vous l’aurez deviné, nous choisissons la deuxième pour un peu de farniente. Accompagnés de Ludo et Flo, nous prenons un bungalow pour 4 personnes afin de réduire les frais. Cette île est en effet assez cher, rien à voir avec le reste du pays.

Nous passons 3 jours entre hamacs, mer turquoise à 30 degrés et repas locaux. Pour se déplacer ici, il n’y a que des chemins de sable. Nous en empruntons un jusqu’à Lazy beach pour le coucher du soleil. C’est à peu près la seule sortie que nous faisons sur ces 3 jours. François se motive pour aller y faire du snorkeling le lendemain matin. Tandis que Laura continue son programme farniente.

Dernière soirée sur place, nous rencontrons Coralie et Julien, 2 autres voyageurs. C’est donc à 6 que nous passons une très bonne soirée. Une première partie cinéma en plein air au Jungle Bar avec un repas local puis la seconde partie en bord de mer à refaire le monde.
Le lendemain, il est déjà temps de retourner sur le continent. Quelques heures de bus nous attendent pour rejoindre la capitale où nous faisons escale juste pour la nuit.


Le Mondulkiri


La région du Mondulkiri est assez peu visitée des touristes car assez excentrée des autres points d’intérêt. 6h de mini bus depuis Phnom Penh et nous arrivons enfin à Sen Monorom. C’est ici que tout se passe pour aller rencontrer les éléphants et faire des treks dans la jungle. Ça tombe bien, ce sont les deux activités que nous voulons faire dans la région. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de la saison des pluies…
Nous organisons une excursion pour passer une journée avec les éléphants puis dormir le soir dans un village Punong et faire un Trek de 14 km dans la jungle le lendemain avec un guide qui nous montrera les animaux que l’on peut y voir. Tout ça a l’air parfait !

En attendant ces deux jours avec impatience, nous partons explorer les campagnes environnantes. Des chemins de terre rouge, des rangées de plantation de poivre et de bananiers à n’en plus finir. Sous un grand soleil, nous montons en scooter jusqu’à la cascade Busra. Ici, il y a seulement des locaux. Ils déjeunent sur des paillotes ou font une sieste dans leur hamac. Certains sont en costume traditionnel Khmer et posent devant les chutes d’eau. Malgré la période, nous sommes au tout début de la saison des pluies, la cascade à un très bon débit et elle est assez impressionnante.

Sur le chemin du retour, la pluie commence à tomber. Un petit peu au début puis de plus en plus fort. Sur le scooter, on fait pas les malins. On s’arrête pour mettre nos k-way mais on se rend vite compte qu’avec ou sans, on sera trempés de toute façon. Les chemins de terre sont très glissants, on réduit la vitesse et on se casse la figure gentiment à 10 km/h. Plus de peur que de mal ! Une fois rentrés, on doute sérieusement de la faisabilité de notre trek dans la jungle…

Le lendemain, nous partons finalement pour passer une journée avec les éléphants mais devons malheureusement annuler le trek. Il a beaucoup trop plu et il est prévu que ça continue les jours suivants.

Dans notre voyage, nous voulions rencontrer les éléphants mais nous ne voulions pas le faire n’importe comment. Il en reste très peu en Asie du sud-est et le Cambodge n’en compte plus qu’une cinquantaine. Il n’y en a plus aucun en liberté, ils sont en semi-liberté. La majorité d’entre eux a été sorti de camp de touristes où ils travaillaient dur et étaient souvent maltraités. Maintenant, ils vivent dans un environnement adapté où ils peuvent manger toute la journée et se baigner quand ils le souhaitent. Leurs mahouts veillent sur eux.
Armés de notre régime de bananes, nous prenons un sentier qui nous permet d’arriver près d’une petite cabane. Les mahouts sont ici et les éléphants sont dans les alentours. Princesse à dû sentir les bananes car c’est la première à arriver. Elle en impose avec ses 3,5 tonnes ! Mais elle est adorable, elle attrape avec douceur les bananes qu’on lui présente et se laisse caresser sans broncher. Quelle maline ! Avec sa trompe, elle attrape un régime de bananes tout entier laissé par terre par erreur.
Ses deux compagnons ne sont pas loin, en quelques minutes ils sont tous les trois autour de nous, probablement guidés par la faim. Nous passons plusieurs heures à les observer et à en apprendre davantage sur leur histoire. Ils ont tous les trois entre 40 et 50 ans. Princess et Buk Mai sont les deux femelles et Happy Lucky est le seul mâle. Le but est qu’ils se reproduisent mais les croyances khmers ont la peau dure. Selon les traditions, si un éléphanteau devait naître d’un couple, il arriverait malheur à leurs propriétaires. Les traditions sont alors un frein à la prospérité de l’espèce. 

C’est plein de belles images dans la tête que nous terminons notre aventure Cambodgienne.

On a aimé :

Découvrir la ville de Kampot et ses alentours avec le marché de Kep
Goûter les différents fruits de mer au marché de Kep
Les rencontres avec les cambodgiens
Prendre un peu de repos à Koh Rong Samloem
Rencontrer les éléphants

On a moins aimé :

Le durian, ça a vraiment une odeur de vomi et c’est pas terrible au goût
Le parc national de Bokor, on y a trouvé très peu d’intérêt
Le début de la saison des pluies dans l’est du Cambodge


Vidéo


 

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