Après 13h de bus, nous posons le pied dans l’état du Chiapas, à San Cristobal de Las casas. Cette ville est agréable et très charmante. De magnifiques rues colorées, un marché authentique pour profiter et flâner. Une petite ville du Mexique comme on les imagine. Nous n’y passons qu’une seule journée car d’autres aventures nous appellent. 


Une première aventure rustique


Nous prenons notre premier bus de jour pour rejoindre Palenque. Nous logeons chez Alexandra. L’annonce Airbnb était claire : ici c’est rustique mais authentique ! Située à l’orée de la jungle, la chambre se trouve à l’étage d’une petite casa. Des escaliers en bois grinçants, du jour entre les tôles qui servent de toit, nous voilà arrivés. Des lézards entrent et sortent à leur guise. Laura ne préfère pas trop savoir quels autres animaux peuvent s’y introduire. Ici, c’est la maison des animaux. Vous l’aurez compris, les nuits passées ici n’ont pas rimé avec confort mais l’authenticité était au rendez-vous. Douche à l’eau froide dans l’abris de fortune du jardin, toilettes sans lumière avec chasse d’eau au seau et humidité tropicale. La gentillesse d’Alexandra à largement rattrapé tout cela. Nous avons été merveilleusement bien reçus. Elle nous a aidé pour préparer les excursions, nous a emmené faire des courses avec sa voiture et à fait beaucoup d’efforts pour communiquer avec nous face à notre espagnol très simpliste.


Bienvenue dans la jungle


Notre première journée est consacrée au site archéologique de Palenque et aux cascades Roberto Barrios. Nous avons réservé un tour qui s’occupe uniquement du transport, c’était parfait. Le site archéologique est splendide, une fine brume à la cime des arbres se déplace lentement laissant planer une ambiance matinale digne d’un Indiana Jones. Les lianes descendant des arbres nous laissent imaginer un petit d’homme se balancer. Nous nous contentons de gravir les centaines de marches qui mènent au sommet du temple. De là-haut, la vue est étonnante, la brume est toujours figée aux arbres. L’atmosphère y est humide, il fait très chaud. De ce point de vue, vous entendez divers sons d’oiseaux mais également le bourdonnement si désagréable des moustiques effleurants vos oreilles. Anti moustiques et manches longues conseillés ! 


L’après-midi, nous découvrons les chutes de Roberto Barrios. Elles sont moins connues que celles d’Agua Azul et donc moins touristiques. Une camionetta nous y emmène. Nous sommes 7, les seuls à être sur le site. C’est parfait ! Les couleurs sont jolies mais le bleu turquoise tant attendu n’est pas au rendez-vous. Il a plu les jours précédents, le fond a été un peu remué. Les couleurs tendent vers le bleu-vert ce jour-là. Nous suivons d’un pas hésitant, les quelques chemins laissés par les touristes de la veille en faisant attention à ne pas glisser sur les énormes racines humides. Si vous souhaitez vous y baigner, ne pas oublier les maillots de bain. Nous préférons rester en manches longues et pantalon et se contenter d’admirer la vue. 


Une rencontre authentique


De retour à la Casa, nous profitons du hamac devant la chambre pour organiser un tour pour le lendemain. Nous ne sommes pas friands de ce genre d’aventure organisée mais l’endroit est très reculé et il est vraiment plus simple de faire ainsi que de s’en occuper soi-même. Nos calculs montrent que le faire par vous-même ne vous fera économiser que 200 pesos. 

Nous sommes seuls dans le jardin, Alexandra n’est pas encore rentrée. Il est 19h, il fait nuit et un orage éclate. Très impressionnant pour nous et pourtant si banal pour les locaux qui continuent leurs activités comme s’il s’agissait d’un crachin breton. Lorsqu’il pleut au Mexique toute la faune environnante cherche un refuge, y compris la plus hostile. Allongés dans le hamac, entre deux éclairs, nous apercevons une masse, immobile encastrée dans un coin de notre toit. Un deuxième éclair nous fait comprendre qu’il s’agit d’un arachnide ou plus précisément d’une mygale. Eclairée à la lampe frontale nous tentons (ou plutôt François) d’examiner la bête, de loin, sans faire de bruit. Laura tente d’étanchéifier le logement qui est toujours sous une pluie battante. C’est d’un oeil à moitié fermé que nous allons nous coucher, en espérant que la moustiquaire tienne le coup. 


La forêt du petit d’homme


Réveil un peu difficile à 5h30, la pluie continue de tomber, comme elle l’a fait toute la nuit. La camionnette vient nous chercher directement à notre logement à 6h. Nous dormons encore un peu dans le camion avant de nous arrêter sur le bord de la route pour prendre un petit déjeuner. Il pleut à torrents. La journée s’annonce mal. Nous sympathisons avec un Danois et un couple de Polonais avec qui nous passons la journée. La pluie cesse enfin à quelques kilomètres avant l’arrivée. C’était inespéré. Le soleil s’est même invité ! Nous sommes à la frontière avec le Guatemala. Une lancha nous conduit jusqu’au site archéologique de Xachilan. C’est un site perdu accessible uniquement par bateau, aucune route n’y mène !

Nous découvrons alors le plus beau des sites archéologiques que nous ayons vu jusqu’à présent.



Une authenticité à couper le souffle ! Une jungle dense ! Des singes araignées passent au dessus de nos têtes par-ci par-là en nous narguant. La chaleur humide rend nos déplacements difficiles. Les moustiques sont toujours là, à nous tourner autour. Nous grimpons quelques marches, passons dans les grottes obscures remplies de chauve-souris avant d’arriver devant une clairière parsemée de ruines. Bienvenue au royaume du Roi Louie. Il en faut peu pour être heureux, jusqu’à ce qu’une bête bien plus
impressionnante pointe son nez sur notre chemin : une mygale ! Encore une ! Noire, velue et énorme ! Ça fait froid dans le dos, mais c’est tellement excitant !


La suite de la visite nous mène à Bonampak, cité Maya très reculée. Des habitants vivent toujours ici, c’est assez difficile à imaginer, tant le lieu est loin de tout. Ce lieu renferme d’anciennes peintures et une vue en plein coeur de la jungle. Il est temps pour nous de rentrer dormir dans notre cabane et de dire au revoir à nos copains du jour. 

Nous gardons un souvenir magnifique de ce séjour à Palenque.


Vers le golfe du Mexique


Les six prochaines heures de bus nous mènerons à Campeche, ville située sur la côte du golfe du Mexique. Les 3 nuits rustiques nous poussent à prendre un hôtel avec climatisation, eau chaude et sans moustique. La ville nous donne une sensation assez étrange. Peu de monde dans les rues. De jolies façades mais personne ne semble habiter ces maisons. Comme une ville fantôme. Le tour se fait assez rapidement. La ville est calme à l’image du golfe du Mexique. On dirait qu’il s’agit d’un lac, immobile, paisible.

À 40 min de camionettas de Campeche, nous découvrons un autre site archéologique : Edzna. Peu touristique, il permet de voir des iguanes perchés sur les ruines, à se faire dorer la pilule. Mais ici, les moustiques sont durs avec nous. Malgré l’anti-moustique, le pantalon de rando et les manches longues, on se fait bouffer !
 

Comme il est facile de le deviner au vu de notre parcours, nous aimons beaucoup les sites archéologiques. D’autant plus situés dans la jungle. Calakmul sera donc notre prochaine destination. Il est compliqué de s’y rendre pour un prix abordable. Nous avons opté pour une option parmi tant d’autres : un bus jusqu’à Xpujil, une nuit sur place et un petit coup de chance. Juste à côté de nous, logent 3 français qui acceptent de partager leur voiture pour aller visiter la réserve. En prenant un transport sur place, nous en aurions eu pour 60 euros. Tout se goupille bien, on est ravis. Mais qui dit jungle, dit climat tropical, une partie de la visite du site se fait sous une pluie torrentielle. Entre 2 averses, des chauves souris, des singes araignées et une vue à 360° du haut des pyramides, nous avançons pendant 4h. On se souviendra de Calakmul pour la grandeur de son site et la hauteur de ses pyramides, mais avant tout pour la pluie survenue sans prévenir. 

Désormais nous faisons route vers des endroits un peu plus touristiques, la péninsule du Yucatan.


On a aimé

  • Découvrir la jungle pour la première fois 
  • Le marché coloré de San Cristobàl 
  • Sentir le Mexique profond, sans tourisme de masse
  • La sympathie de nos hôtes
  • La faune diversifiée 

On a moins aimé

  • Le manque de confort (eau froide, toilettes…)
  • Les routes sinueuses pendant les bus de nuit
  • La co-habitation avec la faune locale nocturne
  • Les moustiques !!! 

Vidéo, en route vers la jungle !

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