Le Costa Rica a la chance d’être bordé d’un côté par la mer des caraïbes et de l’autre par l’océan Pacifique. Deux ambiances vraiment différentes, deux climats complètement opposés. Et bien sûr, nous avons voulu voir les deux. Alors direction la côte Pacifique !


Parc Manuel Antonio, trop touristique ?


Notre côté voyageur solitaire loin de la foule vous dirait que Manuel Antonio est bien trop touristique en effet. Mais on peut y voir tellement d’animaux que cela est passé au deuxième plan. Et puis, en prenant des petits chemins, il est possible d’éviter le flot de touristes. Le prix de 25 dollars par personne nous avait dans un premier temps fait hésiter à y aller mais comme nous voulions longer la côte Pacifique, nous trouvions dommage de passer à côté. 

Nous logeons dans un airbnb à Quepos, tout près de Manuel Antonio. Vous trouverez beaucoup d’hôtels sur la route qui monte vers le parc mais plus vous montez, plus les logements sont chers. La ville de Quepos n’a rien d’intéressant, elle a simplement permis de nous loger à moindre coût. Nous y avons cependant trouvé un bon restaurant typique « La Cocina » dans lequel il est possible de déguster un bon casados de poulet

Le lendemain nous partons pour le parc à 7h30. Ne sachant pas trop à quoi nous attendre, nous espérons ne pas être déçus. Premier point positif de la journée, il fait un temps magnifique ! Nous entamons la visite par le sentier principal, pas très accueillant, des ouvriers sont en train de construire de nouvelles passerelles. Pour le silence et la tranquillité, faudra repasser. Un peu trop de monde par ici, nous décidons de prendre un petit sentier vers la cascade. Manque de pot, y’a pas foule chez les animaux dans ce parcours, seul un agouti voudra se montrer ou plutôt se faire entendre ! Un peu déçus, nous rebroussons chemin et reprenons le sentier principal. Finalement, une passerelle qui le longe permet d’être à l’écart des groupes et des guides, tous agglutinés autour de la longue vue. 

Le parcours un peu excentré commence à dévoiler ses richesses. Un paresseux ! Ce n’est pas le premier que nous voyons mais c’est le premier à 2 doigts. Puis, un bruit dans les feuillages et c’est une famille de ratons laveurs qui se présente, pas vraiment apeurés, apparemment habitués à la présence d’humains. La maman et les quatre petits qui suivent derrière, ils sont si mignons ! On replonge quelques instants dans l’univers de Pocahontas. Les cris de singes hurleurs nous amènent à poursuivre notre chemin. On les aperçoit de loin sauter de branches en branches.

Plusieurs itinéraires sont proposés au milieu du parc. C’est parti pour le plus « difficile« . Quelques mètres à peine et c’est toute une famille de capucins qui descend des arbres pour venir tout près de nous. Ils viennent chercher à manger. Certains visiteurs les nourrissent malgré l’interdiction. L’un d’eux nous fait une démonstration d’équilibriste sur un fil tandis que l’autre descend une branche à toute vitesse avec une agilité déconcertante. Etonnés de les voir de si près, nous les regardons batifoler dans les arbres un long moment. Nous n’osons pas les toucher comme ceux du centre de Turrucares. Le sentier continue ensuite vers la plage. Mais ce n’est ni le genre de plage où tu te baignes ni celle où tu manges un sandwich tranquillement. La faute aux capucins bien sûr ! Lorsque nous arrivons, une petite dizaine a réussi à voler un tube de crème solaire à la coco, ils se la tartinent les uns sur les autres mais en mangent aussi une partie… Comme quoi il faut vraiment faire attention à ses affaires. Ces singes sont de vrais voleurs et ils n’ont absolument pas peur de nous. On a bien tenté d’ouvrir un paquet de gâteaux mais on l’a vite refermé car l’un d’eux nous avait aperçu et était déjà prêt à venir se servir.

Après cet agréable moment en compagnie des capucins, nous rejoignons la plage qui est aménagée avec une aire de pique nique. Mais ici non plus, pas question de manger tranquilles. Des panneaux indiquent: « Don’t feed animals » mais c’est sans compter les animaux qui viennent se servir tout seuls. Maman raton laveur s’approchant d’un peu trop près de notre repas, nous essayons de l’en écarter mais elle est tenace et réussi à s’emparer de notre paquet de pain. François d’un côté, maman raton de l’autre, un combat de corde basque qui aura pour gagnant le rongeur. Tranquillement, elle s’en va nourrir ses bébés ratons mais aussi un koati et les capucins qui se joignent au festin. Mais tous ces petits animaux à l’air si mignon ne le sont pas tant que ça. Ils volent la nourriture mais volent aussi dans les sacs quand vous vous baignez tranquillement. Le gens sortent de l’eau en courant et essayent de rattraper le fautif, souvent déjà bien loin. Nous prenons un plaisir sadique à observer ces situations 🙂

Un bien agréable parc en conclusion qui coûte un peu cher et dans lequel il ne faut pas s’attendre à être seul.


Uvita : un poil trop cher


Pour nos derniers jours au Costa Rica, nous décidons de descendre un peu la côte Pacifique afin d’aller se détendre près de la mer. C’est à Uvita que nous posons nos sacs, dans une petite guesthouse avec piscine, un peu au dessus de nos moyens. Impossible de trouver moins cher. L’accueil y est très chaleureux, les propriétaires qui habitent d’ailleurs sur place, nous proposent de manger la même chose qu’eux ce midi. Nous dégustons en leur compagnie, un plat typique costaricain, cuit dans une feuille de bananier. En discutant avec eux, nous apprenons que l’accès à la plage est payant 6 dollars. En effet, elle fait partie d’un parc national. Après le prix de la chambre, deuxième coup dur. Payer 12 dollars pour aller à la plage, ça ne nous emballe pas trop. En discutant avec nos hôtes, nous apprenons qu’à partir de 16h, l’entrée devient gratuite puisque le parc ferme. Deux soirs de suite, nous irons alors admirer le coucher de soleil sur la plage. Sûrement dans le top 3 de nos couchers de soleil depuis le début du voyage. La lumière est magnifique, la couleur passe du orange au rose. C’est en vélos que nous rentrons dans la guesthouse pour flâner près de la piscine à regarder les aras passer au dessus de notre tête. 

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