Nous avons appris de notre expérience après les 20h de bus pour rejoindre Ko Lanta. Nous arrivons alors à Chiang Mai après 1h30 d’avion, frais comme des gardons.
Il nous aurai fallu 2 journées de bus pour rejoindre le nord depuis Ko Lanta. Vous devez vous dire, oui mais le budget alors ? L’avion et le bus coûtaient le même prix. En s’y prenant une semaine à l’avance, les billets d’avion internes ne sont vraiment pas chers.

A 21h à l’aéroport de Chiang Mai, il n’y a plus de bus qui partent vers le centre. Nous partageons alors un taxi avec deux autres personnes, ce qui nous permet de diviser la note par deux. L’inconvénient c’est qu’il nous dépose tous au même endroit et donc à quelques centaines de mètres de notre hôtel. Et oui c’est ça de vouloir faire des économies ! Seul problème, il pleut. On attend alors gentiment que l’averse cesse. 

Notre hôtel est super cosy, avec une balançoire dans la chambre et des parties communes extérieures pour se poser. Malheureusement, la chambre n’est disponible qu’une nuit. Nous changeons alors pour l’un des hôtels les moins chers du quartier. Pour 11 euros, nous avons une chambre climatisée avec salle de bain privée et petit déjeuner inclus. Honnêtement, vu le très bon rapport qualité prix, on y est restés 5 nuits. 4 nuits achetées la 5ème à -10% !


En Thaïlande, on mange bien !


Il faut savoir que l’un des attraits principaux de la Thaïlande est sa gastronomie. On avait bien commencé notre découverte des saveurs à Bangkok pour ralentir un peu dans le sud pour cause de tarifs élevés. Arrivés à Chiang mai, on peut de nouveau se régaler. Nous mangeons uniquement dans la rue soit sur des marchés soit sur le trottoir. Et le tout sans être malade.

Le Pad Thai, ce plat si connu des français. Il est en fait moins aimé des locaux car pas assez épicé. Ce sont plutôt les enfants qui en mangent. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un plat à base de nouilles locales avec de l’oeuf brouillé, du soja, du tofu et soit de la viande soit des crevettes saupoudré de cacahuètes. Mais le principal réside dans les herbes et l’assaisonnement ! Des Pad thai, on en a mangé plusieurs, ils n’ont jamais le même goût, à croire qu’il y a autant de recettes que de cuisiniers. 

Nous goûtons beaucoup d’autres plats comme le curry rouge ou le curry vert, très épicés, le Tom Ka Kai, une soupe à base de lait de coco qu’on adore ou bien des plats plus soft comme des nouilles ou du riz frit. La difficulté en Thaïlande, c’est toujours de savoir si le plat est épicé. Les locaux ont beau vous dire  » just a little bit spicy « , on sait qu’on va se retrouver monstre principal du prochain épisode de Game Of Thrones. 

Entre le night market, le Warorot et le petit marché local juste à côté de notre guesthouse, nous avons le choix. Le premier est assez touristique, l’ambiance très sympa mais la nourriture un peu cher et pas la meilleure. On y trouve aussi plein de fringues ! Le Warorot est déjà plus authentique. On y rencontre des locaux et la nourriture est extra. On se laisse tenter par de nombreux encas, entre les sushis à 5 baths, les nems à 10, les patates douces, la viande grillée à la demande et les nombreux fruits ! Mais pas d’endroit pour s’asseoir alors on fait comme tout le monde et on mange en marchant entre les stands en cherchant le prochain met à déguster. Pour ce qui est du dernier marché, il est encore plus local, plus petit mais plein de bonnes choses à manger. On y déguste notre premier Kao Soi, à moins d’un euro. Il s’agit d’une soupe au lait de coco avec du poulet et des nouilles fries mais très épicée ! On se souvient du delicieux sticky mango rice et des raviolis sucrées. En bref, les marchés les plus authentiques sont ceux où on mange le mieux.


Encore des Buddhas


Des temples, on en a déjà visité pas mal à Bangkok mais à Chiang Mai il y a quand même des incontournables. Doi Suthep est l’un des plus importants. Il est situé sur les hauteurs de la ville. Pour s’y rendre de la façon la plus économique, on prend un taxi collectif rouge jusqu’à l’université pour 30 baths et ensuite un taxi identique mais qui va vers Doi Suthep à 40 baths. Vous pouvez choisir de vous y rendre à pieds mais le sentier est assez rude. Nous avons choisi cette solution pour redescendre et en effet ça grimpe pas mal ! Même la descente est difficile. Un tronc d’arbre, une racine et crac une cheville en moins pour François. Rien de grave à priori mais une douleur pendant quelques jours nous obligera à ralentir le rythme. À mi-chemin se trouve le temple Wat Pha Lat, beaucoup moins connu et donc beaucoup plus calme. En plus de ça il est gratuit. Finalement, si vous deviez en visiter un seul sur les deux et que vous êtes plutôt à la recherche de calme et d’authenticité, on conseillerai sûrement celui-ci qui est camouflé dans la jungle.

Le Silver Temple est également intéressant, situé très proche du centre ville, on a bien apprécié s’y balader. Enfin surtout François car l’intérieur du temple est interdit aux femmes. La légende dit que la femme risquerait de l’abîmer. Laura respecte la croyance et se contente d’apprécier l’extérieur. Si vous aimez les temples, à Chiang Mai vous aurez de quoi vous régaler.


Une journée riche en découvertes 


Sur les bons conseils de voyageurs rencontrés quelques jours plus tôt à Ko Lanta, nous réservons une excursion à la journée sur la découverte de la culture du pays. Quand il faut, on sait sortir un peu du budget et on regrette vraiment pas, car on en a bien profité. 

Un thai parlant anglais et français, vient nous chercher à l’auberge et nous amène à Ban Thi à une demie-heure de là. Dans son village, il y a beaucoup de personnes âgées et ici, pas de retraite. Il rassemble un groupe d’anciens pour leur permettre de travailler à leur rythme. Il nous montre différentes activités réalisées. L’élevage de criquets, de grenouilles ou encore de serpents pour les vendre aux marchés. La fabrication artisanale d’objets tels que des paniers, des bols et autres accessoires pour la cuisine, tout ça fabriqué à base de végétaux. 3 papis sont assis par terre à travailler avec leurs mains fatiguées. Mr P, notre guide, nous explique que l’un d’eux est malade et qu’il va bientôt mourir. Il nous apprend alors leur vision sur la mort avec leur croyance en la réincarnation. Avec un grand sourire,  » Quand il sera mort, on fera un barbecue ! » sa façon à lui de parler de la crémation. Même si à l’heure d’écrire ses lignes un barbecue serait une succulente idée, l’appétit ne vient pas.

Étape suivante ? Le cours de cuisine ! Pas au barbecue on vous rassure. On enfile nos tabliers sexy et on part aux fourneaux. Chacun son wok, chacun ses ingrédients, nous suivons pas à pas les recettes de Mr P. Pad Thai, salade de papaye verte, curry rouge, riz frit au poulet, nouilles sautées. C’est un plaisir de cuisiner des plats thaïlandais et on réalise que ce qui fait tout le goût ce sont les épices et les herbes. On est attentifs et on essaye de retenir les techniques pour pouvoir le refaire à la maison. Après la cuisine, place à la dégustation. Plein de saveurs différentes.

La chaleur est écrasante, on accepte avec plaisir la sieste qu’il nous propose dans sa maison sur les petits matelas typiques.

Et pour finir nous retrouvons des paysans dans les rizières. Ils nous expliquent puis nous reproduisons leurs gestes. On arrache les plans de riz et on en fait des paquets qu’on assemble avec une herbe. La terre est gluante, nos pieds s’enfoncent, c’est pas évident. On passe à l’étape suivante qui consiste à replanter le riz mais cette fois-ci dans un terrain inondé. On plonge nos mains dans l’eau et on y met les tiges. On s’enfonce encore plus et on manque de perdre l’équilibre à plusieurs reprises. Au final, nos rangées ne sont pas aussi bien alignées que celles des paysans. Ils ont la technique ! Ils ont du courage aussi car le travail dans les rizières en pleine chaleur c’est épuisant. En 30 Minutes, nous avions déjà mal au dos d’être baissés. Mais une très belle expérience à conseiller !


Une vie de digitale nomade


Chiang mai est la ville de thailande où il y a le plus de digital nomades. C’est à dire des personnes, souvent des expatriés, qui travaillent avec leur ordi et profitent des avantages de la ville. C’est vrai que c’est une ville où il fait bon vivre, on s’y sent bien pendant une semaine complète. Nous prenons le temps de ressentir l’atmosphère de la ville. A la manière d’un bon français, l’ordinateur sous le bras, nous partons dans un café pour travailler sur le blog et prévoir la suite du voyage. François a besoin de repos avec sa cheville donc ça tombe plutôt bien.


Chiang rai


A 3h de bus de Chiang Mai, la ville de Chiang Rai est bien plus petite. On prévoit 2 jours sur place pour en visiter les principaux attraits. Si vous avez plus de temps, vous trouverez sans problèmes des activités et des visites pour vous occuper plus longtemps.

En milieu d’après-midi, on se rend directement au Temple blanc. Un bus à 20 baths (0,50 euro) permet de s’y rendre depuis la station de bus. Il y a beaucoup de monde alors on décide de se poser dans le parc et de profiter de l’extérieur. Cela nous permettra aussi d’avoir une meilleure lumière pour les photos. Ce temple est rempli de sculptures très étonnantes comme des têtes de super-héros accrochées aux arbres.

Au début de la visite, un parterre de bras de créatures étranges vous implore l’offrande . Un temple un peu fou à l’image de son créateur Chalermchai Kositpipat qui a voulu honorer la pureté du bouddhisme, d’où sa couleur. Nous y resterons jusqu’au coucher du soleil afin d’admirer les belles lumières.

Le lendemain, nous découvrons le temple bleu, un peu à l’extérieur de la ville. Boules de cristal et créatures étranges mais surtout un bleu omniprésent, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les images parleront d’elles-mêmes mais nous avons vraiment adoré cette visite.

Beaucoup plus originale cette fois, un peu à l’image du temple blanc, nous visitons la Maison Noire. Le niveau d’originalité monte d’un cran. Ici, on trouve des peaux de croco, d’anacondas et d’autres objets « artistiques ». Ce mouvement crée par Thawan Duchanee est reconnu dans le pays et même en dehors de ses frontières

Coté pratique, nous dormons dans un hôtel original, qui a des airs d’ancienne prison. Les chambres sont toutes les unes à la suite des autres autour d’un patio central, sur quatre étages. Il est vraiment propre, et parait tout neuf. C’est le Clock Tower Hostel. Pour 10 euros, vous avez une chambre avec un lit king size et une salle de bain, en plein centre. Juste à côté de la Clock Tower, cela vous permettra d’aller voir les illuminations qui ont lieu tous les soir à 19h, 20h et 21h. Profitez-en pour manger un pad Thaï dans le resto de rue juste à côté. 


Sukhothaï et Ayutthaya


Toutes deux anciennes capitales de la Thaïlande, nous partons à la découverte de ces deux villes pour visiter les ruines des temples.

Le quartier historique de Sukhothaï est réparti en 5 parties, la partie centrale où est concentré la majorité des temples et les parties nord, sud, est et ouest. C’est en vélo et sous 45 degrés que nous partons à la découverte des plus éloignés. La route est plate mais la chaleur ne facilite pas notre escapade. On ne cache pas notre déception devant certaines ruines presque entièrement détruites. En même temps, ce sont des ruines…En revanche, le Wat Saphan dans la partie Ouest vaut vraiment le coup mais il faut être courageux pour monter les marches qui mènent jusqu’à lui. Il s’agit d’un grand Bouddha debout. Le Wat Si Chum dans la partie Nord vaut aussi le détour. Dans tous les cas, vous devrez sélectionner car vous ne pourrez pas vous arrêter devant chacun d’entre eux. Après 5h de vélo sous cette chaleur, on décide de rentrer à l’auberge pour faire une pause. C’est en fin de journée que nous partons à pieds cette fois, à la découverte de la partie centrale. Les temples sont en meilleur état et sont plus proches les uns des autres. C’est avec le coucher de soleil devant le Wat Mahathat que nous finissons cette journée.

Bon à savoir, les parties Nord, Ouest et Centre sont payantes. 100 baths par personnes pour chacune et 10 baths par vélo. Ca peut vite revenir cher. On a encore une fois réussi à ruser en prenant un petit chemin qui évitait le passage à la caisse. Mais si vous y passez tôt, avant 7 ou 8h, vous ne paierez pas l’entrée car les gardes ne sont pas encore là.

Niveau logement, on vous conseille Resting Place Hostel, pour 10 euros, vous avez une chambre climatisée avec salle de bain commune, petit-déjeuner inclus. Et on vous assure que sans clim, on n’aurait pas tenu. Seul bémol, évitez la chambre proche de la rue, c’est un peu bruyant. Mais l’emplacement est top pour visiter dès le matin. Les locations de vélos sont à deux pas.
Pour manger à Sukhothaï, le marché de nuit est vraiment minuscule, nous optons pour Mae Boonmee Cafe, des plats très bons et une addition raisonnable pour un restaurant.

Le quartier historique d’Ayutthaya est lui aussi composé autour d’un carré central. C’est en vélo et accompagnés de Laura et Aurélien que nous découvrons les ruines. Outre le très connu Wat Mahathat avec la tête de Bouddha incrustée dans les racines, nous avons parcouru les autres, bien moins touristiques. La balade à vélo entre les différents temples est très agréable, on passe dans un parc bien vert et bien entretenu, on longe un petit ruisseau et traverse quelques ponts. Comme pour sa voisine Sukhothaï, nous avons eu très chaud en visitant Ayutthaya.

L’entrée des temples est payante et ça revient assez cher si vous souhaitez accéder à tous. Nous faisons des choix et regardons certains seulement de l’extérieur, car on a beau dire, mais au bout d’un moment, tout se ressemble un peu finalement. Pour le Wat Mahathat, il suffit de se laisser emporter dans un groupe de chinois, croyez-nous ça ne manque pas, et vous pourrez entrer sans payer.

En fin de journée, près du Wat Phra Si Sanphet, les Thaïlandais sont tous en costume traditionnel et viennent faire prières et offrandes. Il s’agit de l’anniversaire du couronnement du premier roi Chakri. Une date importante pour eux et l’occasion de découvrir leur habit traditionnel et de faire de jolies photos pour nous.

Les deux soirées à Ayutthaya, nous les passons au marché de nuit à quelques centaines de mètres de notre auberge. Plus qu’un lieu pour se restaurer, c’est un endroit plein de vie où François s’est régalé à prendre des photos de rue et où nous découvrons des saveurs. 


La fin de notre séjour en Thaïlande s’annonce après 1 mois à sillonner le pays du sud au nord. Un dernier passage à Bangkok et nous prenons le train vers le Cambodge. Ces vieux trains ne coûtent rien, aux alentours de 2 euros le billet pour plusieurs heures de trajet. A ce prix là, pas le droit de râler quand tu es serré comme une sardine sur ton siège.

On a aimé

Chiang Mai, petite ville à taille humaine
La diversité des temples à Chiang Mai
Manger pour pas cher
Voyager en train avec les locaux

On a moins aimé

La chaleur étouffante
Certaines ruines trop ruinées.. 


La vidéo


2 pensées sur “Nord de la Thaïlande : Chiang Mai et Chiang Rai

  1. Bonjour 🙂
    Nous partons en Thaïlande en février et nous pensons passer quelques jours à Chiang Maï ou Chiang Raï ?
    Que nous conseillez-vous ? Auriez-vous des bonnes adresses à nous donner pour les activités cuisine et « cueillette du riz » ?
    Merci d’avance !
    Claire & Romain

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