Après 13h de vol depuis Santiago de Chili, nous arrivons à Auckland un peu jetlagués. Nous sommes partis du Chili le 7 fevrier à 0h30 et nous arrivons en Nouvelle-Zélande le 8 février à 5h du matin. Avec 13h de vol, si vous faites le calcul, il nous manque des heures. La faute à cette fameuse ligne de changement de jour !
Encore un moment d’attente à l’aéroport, un vol interne et nous arrivons à Christchurch, ville où nous récupérerons notre van.


Notre maison pour un mois


Vendredi matin, 8h nous sommes prêts pour récupérer notre van. Tout excités à l’idée de découvrir ce nouveau mode de vie mais aussi stressés de tomber sur un van de mauvaise qualité. La paperasse terminée, nous récupérons « Aragorn », un break Toyota, hyper bien aménagé.

Ses 80 000 km au compteur nous rassurent ! Il est encore tout jeune, super moderne et très pratique ! Deux grands coffres nous permettent de ranger toutes nos affaires et constituent le sommier de notre lit. Tous deux ferment à clefs pour plus de sécurité. Le coffre arrière contient nos vêtements et les produits d’hygiène tandis que le coffre avant se compose de l’alimentation, de la vaisselle, du frigo et de deux gaz. Nous avons aussi une table, des chaises d’extérieur et une douche solaire qui nous permettra de nous laver quand nous dormirons dans un camping gratuit sans installation. Après les vérifications nécessaires, nous partons faire les courses. Un grand supermarché avec un chariot et nous retrouvons vite nos habitudes. 


Nos débuts en mode nomade


Pour débuter avec notre van, nous ne souhaitons pas trop nous éloigner de Christchurch. Si un quelconque problème survient, il sera rapide de revenir à la location. La péninsule de Banks paraît parfaite pour se familiariser avec notre nouvelle maison.

Les premiers paysages se dévoilent. Wahou ! C’est le premier mot qui nous vient à la bouche. Depuis la route en hauteur, on aperçoit les différentes baies, l’eau est d’un bleu si clair ! La ville d’Akaroa offre de nombreuses excursions et tours avec les dauphins à des prix exorbitants. On passe notre chemin.

La péninsule a été créée par des colons français mais la colonisation s’est soldée par un échec. Il reste seulement des restaurants et des drapeaux aux couleurs bleu blanc rouge. Le temps est parfait et après les 30 degrès de Santiago de Chili, c’est agréable de marcher avec seulement 23°C.

Nous arrivons au premier camping assez tôt pour prendre le temps de découvrir le fonctionnement du van. Nous sortons alors la table, les chaises, le auvent et l’extension arrière. Lorsque tout est installé on est vraiment bien. La nuit tombe rapidement, un premier repas / apero sans attendre Patrick et on file au lit.


En direction des lacs


Le GPS est réglé vers les lacs Tekapo et Pukaki, deux lacs réputés pour leur couleur. La route qui permet d’arriver au lac Tekapo grimpe au milieu des montagnes et donne un premier aperçu turquoise, intensifié par les rayons du soleil. Tous les 100 mètres, les nouveaux points de vue nous obligent à nous arrêter prendre une photo. Il y a plein de randonnées  autour du lac mais nous trouvons un coin tranquille pour pique-niquer et juste profiter, allongés à l’arrière du van. Une partie de cartes, un peu de musique devant le lac, histoire de choper le « van lifestyle ».



Nous rejoignons le camping gratuit de Pukaki le lac suivant, situé à quelques kilomètres d’ici. La vue est à couper le souffle, le bleu est différent de son voisin, c’est un bleu glacial. Visualisez un lac, ajoutez y plein de Mentos et voilà Pukaki. Comme il n’y a pas de douche mais un lac et que c’est quand même trop la classe de se laver comme ça on file se baigner dans l’eau du glacier. Le soleil nous réchauffe, le lac nous refroidit. La température de l’eau ne doit pas excéder les 12 degrés, elle descend du Mont Cook, le plus haut pic de Nouvelle-Zélande… On trouve le courage de se plonger tout entier dedans, il faut dire que c’est probablement un des plus beaux lacs de la Nouvelle-Zélande. On se demande quand nous reverrons notre pays merveilleux tout en gigotant pour se réchauffer. On enchaîne par une rapide douche solaire accrochée à un panneau de signalisation. 20 litres d’eau pour deux, on oublie le gommage, l’après shampoing et les canards en plastique. On gare notre lit de sorte à ce que la vue du lac soit parfaitement alignée avec notre coussin, le lac et la montagne. Un créneau à faire envier les Aztèques.

Le soleil se couche aux alentours de 21h à cette période, il y a de quoi bien en profiter. Nous retrouvons également lors de cette soirée, Caroline, rencontrée quelques semaines plus tôt au Pérou et que nous avons quitté quelques jours auparavant au Chili. Le monde n’est peut-être pas si grand.

Le temps change rapidement en Nouvelle-Zélande et c’est ici que nous l’avons découvert. Alors qu’il faisait un temps magnifique la veille, le réveil et le petit-déjeuner se font sous la pluie. Nous étions pourtant prêts à découvrir le Mont Cook. Qu’à cela ne tienne, c’est pas une petite averse qui va nous gâcher la journée. Nous partons pour le café le plus proche pour jouer au dès, prendre un café et retrouver un trône digne de ce nom.


Le Mont Cook


Célèbre mont de la Nouvelle-Zélande, c’est le plus haut sommet du pays avec ses 3724 mètres. Il est apparemment assez rare de pouvoir le distinguer en entier car il a souvent la tête dans les nuages.

Contrairement à la veille, aujourd’hui il fait très beau. C’est parti pour la Hooker Valley Track. La route menant au début du trek est déjà magnifique. Nous mitraillons le lac Pukaki sous tous les angles.

Arrivés sur le parking de la randonnée nous garons « Aragorn » à côté de la centaine de ses potes locatifs. Ce n’est pas le genre de randonnée qu’il faut espérer faire seul. 
Trois heures c’est le temps qu’il nous a fallu pour faire cette marche qui est accessible à tous. Un succulent burritos sur son lit de poisson en boîte, englouti face au mont Cook. Le vent est très fort là haut, prévoir de quoi se couvrir et attention aux casquettes ! Et puis nous reprenons la route vers la côte Est où nous décidons de prendre un camping payant pour profiter d’une douche chaude et faire cuire du riz sans vider 3 bonbonnes de gaz. 


La côte Est, Dunedin


On se réveille, on ouvre le rideau et là on apprécie la vue. Le soleil se lève tranquillement sur la mer et nous réchauffe le visage. L’image paraît belle mais prends toi le soleil dans la face au lever, tu ressembles plus à Ribéry qu’aux mannequins d’Instagram. Dans ces conditions, on veut quand même bien dormir plus longtemps. Tel des bons Français, petit-déjeuner les pieds dans la rosée du matin. Comme nous commençons a maîtriser l’art de se garer pour la nuit, le soleil et la mer sont en arrière-plan. 

Avec ce beau temps, direction les Moeraki Boulders, ces fameuses pierres toutes rondes sur la plage dont on ignore véritablement la provenance. On les a beaucoup vues en photo et on s’imagine une plage remplie de ces boules rondes. Petite déception, il n’y en n’a pas tant que nous le pensions. Il y en a qui ont essayé de monter dessus, ceci dit, elles sont vraiment rondes et lisses, mais c’est vous qui voyez.

Un peu plus loin direction Katiki Point. Ici, il est possible de voir des pingouins aux yeux jaunes, rare espèce de manchot habitant les côtes néo-zélandaises. Mais ce n’est pas eux que nous voyons. Les lions de mer et les phoques se prélassent sur les rochers au soleil. D’autres chassent dans l’eau. Nous savons que les fameux pingouins ne sont pas loin mais ils se cachent de l’homme ou bien du chinois qui s’approche souvent un peu trop malgré les interdictions..  Ils sont sans doute planqués dans les petites cavernes que l’ont aperçoit. Sur le chemin du retour, un couple est en train d’observer attentivement quelque chose au loin. On s’approche. C’est un pingouin ! Il est seul, on dirait qu’il fait sa toilette. Mais on ne le distingue pas assez bien pour dire qu’il a les yeux jaunes. Nous restons à distance car ils sont très fragiles. Si on les approche de trop près ils peuvent faire une crise cardiaque. Et je ne sais pas pour vous mais faire du bouche-à-bouche sur un bec, c’est vraiment galère !

C’est satisfaits que nous continuons notre chemin en direction de Shah Point. Installation de la table de pique nique face à la mer, préparation du repas sous un grand soleil. L’un des nombreux avantages de la vie en van, cette liberté de pouvoir manger partout !

Nous passons l’après midi à Dunedin, ville située sur la côte est. On va se muscler les cuisses à Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde, une bonne piste noire dirait François. On vous assure que la gravir demande un réel effort mais c’est un arrêt plutôt ludique. On termine la journée par la Sandfly bay. Malgré son nom, nous n’y avons pas trouvé de mouche de sable mais un petit pingouin qui avait l’air d’en suer pour monter l’énorme dune. D’ailleurs, ça sue un pingouin ?  On ne sait pas vraiment où il comptait aller comme ça mais ça nous a bien amusé de l’observer. Par contre, on a moins rigolé quand il a fallu remonter la dune à notre tour, certainement que le Papa Pingouin à dû se fendre la gueule.


Les campings en Nouvelle-Zélande 


La Nouvelle-Zélande est un pays très adapté pour le camping. Beaucoup de touristes louent une voiture, un van ou bien un camping car pour faire le tour d’une île ou bien des deux. Il existe différents types de camping, du plus simple parking gratuit sans douche et sans eau jusqu’au camping tout équipé à plusieurs dizaines de dollars. Mais c’est un petit peu plus compliqué que ça car il y a des restrictions sur certains campings. Il y en a réservés uniquement aux véhicules self-contained, c’est à dire globalement aux véhicules pouvant contenir plusieurs jours les eaux usés et des toilettes pouvant contenir au minimum 3L de matières diverses par personne. 
Le camping dans lequel nous avions prévu d’aller est reservé à ce type de véhicule. Pas d’autre camping gratuit dans les environs. Nous envisageons de faire du camping sauvage mais la loi est stricte ici, il est interdit de camper autre part que dans un camping, pour les véhicules non self-contained. On a peur de se faire réveiller par un ranger à 6h du matin et de devoir payer une amende de 200 dollars.
Dans le doute, on passera la nuit dans un camping payant à 20minutes de route. 


Nager avec les dauphins


Sur la route des Catlins, nous commençons par nous rendre au Nugget Point, ainsi nommé car les rochers ressemblent fortement à des pépites d’or et non pas des ailes de poulets grillés, comme nous le pensions. Quoiqu’il en soit, pépites d’or ou morceaux de poulet, la marche est plutôt agréable mais pas transcendante non plus. On la conseille si vous êtes de passage dans le coin. 

Mais le plus incroyable par ici, hormis les marches et les plages, c’est qu’il est possible de voir et d’approcher de près des dauphins. Rendez-vous à Curio Bay, le point le plus au sud de la Nouvelle-Zélande mais également de notre tour du monde. Ici, pas besoin d’amener votre porte-monnaie car il ne s’agit pas d’une activité payante, vous avez simplement la possibilité de vous baigner avec eux au bord de la plage. Par contre soyez courageux car l’eau était à 12 degrés. Mais on vous rassure, l’adrénaline de pouvoir nager avec des dauphins Hector, les plus petits au monde, vous fait vite oublier que ça caille vraiment.

 

Conseil :  Quand votre corps devient bleu, que vous ne le sentez plus, dîtes au revoir à Flipper et rentrez sur la plage immédiatement.

Pour terminer cette journée riche en émotions, un camping gratuit au bord d’un lac nous attend. Avec en prime, apéro en face du coucher de soleil. Pour trouver les campings gratuits nous utilisons l’application Camper Mates et Wiki Camps.

 

En direction des Fjords


Avant de rejoindre les fjords, côte ouest, une étape près du lac Te Anau où nous trouvons un coin tranquille dans un camping gratuit à l’orée d’une rivière. Défi complétement débile, François s’essaye à la pêche à l’épingle à nourrice. Nouvelle technique avec une mouche en guise d’appât. Nous nous contenterons finalement du riz à la sauce tomate autour d’un feu de camp improvisé. 

 

Après une journée humide et une nuit identique, nous prenons la route à 6h du matin en direction de Milford Sound. Pendant les deux heures de route qui nous séparent des Fjords, la pluie ne cesse de tomber, les nuages sont bas et noirs, on ne distingue pas un bout de ciel. Pour notre première activité payante en Nouvelle-Zélande, on espérait un meilleur temps mais on se console en se disant que les fjords avec ce temps, ça sera mystérieux et ça a son charme aussi !

 

Embarquement immédiat sur le ferry pour deux heures de croisière Jucy Cruise à 40$ par personne. Nous nous installons à l’intérieur puis sortons rapidement malgré la pluie, l’immensité des montagnes s’apprécie davantage. Des centaines de cascades coulent le long des parois rocheuses. Nous pourrions imaginer des artères ou chaque chute d’eau représente les veines qui irriguent la montagne. 

 

Ce phénomène est accentué par la pluie qui tombe depuis presque 48h. On se sent ridiculement petits au milieu de ces montagnes gigantesques. Quelques personnes à l’avant se font surprendre par une cascade qui éclabousse jusqu’au pont, inutile de rejouer la scène de Titanic, vous ressembleriez au Yorkshire Terrier de tati Josette après son bain. D’autres plus courageux font le voyage en kayak, une embarcation de Hobbit face à ces titans naturels. 

 
 

Après une heure dans les fjords, nous faisons demi-tour là où le fjord se jette dans la mer. Le soleil en profite pour percer les nuages. Rapidement, le ciel bleu fait son apparition pour notre plus grand plaisir. C’est désormais le moment d’apprécier le paysage sous les rayons du soleil et il faut bien l’avouer, c’est quand même plus joli. Info pratique : bookme pour avoir des billets moins chers pour la croisière sur les fjords mais aussi pour toutes les activités de la Nouvelle Zélande.  

 

On a aimé :

Voyager en van, on se sent libres.
Les lacs Tekapo et Pukaki, d’un bleu impressionnant.
Avoir la chance d’apercevoir 2 pingouins aux yeux jaunes.
Nager tout près des dauphins même si l’eau était gelée.
Se balader dans Milford Sound entre mystère et beau temps.

On a moins aimé :

Les Moerakis Boulders, on a été un peu déçus, on s’attendait à quelque chose de plus impressionnant.
Devoir payer les campings dans certains endroits alors qu’on paye déjà cher la location de la voiture.


Vidéo résumée


 

Une pensée sur “Nouvelle-Zélande : Côte Est et Fjords

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