Après la découverte de la tumultueuse capitale, nous débarquons à Ko Lanta, île paradisiaque du sud-ouest de la Thailande. Contrairement à la célèbre émission française, qui a en fait été tournée sur Koh Rong au Cambodge, nous n’arrivons pas sur une île déserte et sauvage où nous allons devoir relever des défis. Pour nous le programme c’est plutôt découverte des environs et repos.

Le trajet de 20h en bus depuis Bangkok nous a vraiment crevés. C’est sûr que c’était pas cher mais pour une fois, on aurait bien mis quelques euros de plus pour dormir un peu et diminuer le temps de trajet. On aurait troqué avec plaisir nos 2 bus et 2 mini bus contre 1h d’avion. On vous passe les détails de la clim à fond, qui fait trop de bruit et des sièges qui s’allongent quasiment pas. Prenez l’avion ! 

Sur les conseils d’énergies vagabondes, nous logeons à Chom Dao Resort près de Khlong Kong beach. Petits bungalows très cosy autour d’une piscine et vue sur la mer. Restaurant et scooter à disposition. Que demander de mieux pour se reposer quelques jours ?


La découverte des plages du nord


À Ko Lanta, le moyen le plus simple et le plus économique pour se déplacer c’est d’utiliser un scooter. Il n’y a pas beaucoup de trafic, les routes n’ont pas l’air dangereuses. On se lance sans même demander l’avis de nos mamans. Même pas peur ?! François enfourche le 2 roues et fait un test seul pour apprendre à maîtriser l’engin. Après une petite accélération imprévue, on se lance ! Enfin, si on considère qu’à 30km/h on parle d’un lancer.

Grâce à Maps.Me, on dégote une petite plage très sympa à quelques centaines de mètres d’ici : Relax Bay. Rien que le nom, ça nous plaît ! On passe donc 2 heures à se relaxer. L’eau est hyper chaude, ça change de la Nouvelle-Zélande. Pas de mouillage de nuque ou de petit cri de fraîcheur en arrivant au dessus des cuisses !
On reprend ensuite notre petit bolide pour se rendre à Phra Ae Beach, une grande plage un peu plus loin. L’endroit ne nous plaît pas trop, il y a très peu d’ombre, pas mal de monde et surtout elle n’a rien de convivial comme la précédente. Nous passons notre chemin et allons vers la suivante: Kaw Kwang beach. Le sable nous brûle les pieds, impossible de marcher sans tong ! On n’a jamais vu ça.

Et mine de rien, la mer ça creuse. On prend un Pad Thai à 2,50 euros et on se dit que le sud c’est bien trop cher. A Bangkok, on mangeait pour 1 euro. Bon ok, on abuse un peu. Fin de la journée au bord de la piscine de l’hôtel à admirer le coucher de soleil sur la mer. Dans le sud de la Thailande dès la nuit tombée il est possible de voir des petites lueurs vertes à l’horizon. Il ne s’agit pas d’une aurore boréale ou du ferry de Martin Solveig mais de bâteaux de pêcheurs de calamars. La lumière attire le plancton qui attire le poison.


Un cadeau d’anniversaire en retard


Depuis le mois de janvier, je cherchais l’activité découverte idéale pour l’anniversaire de François. On avait tenté le snorkeling à Cuba et on avait vraiment bien aimé !
Maintenant, il est temps de passer aux choses sérieuses. Nous partons faire de la plongée autour de Ko Ah.

Une heure de bateau permet d’atteindre l’île. Nous avons le droit à un petit déj de compet et notre instructeur, français, en profite pour nous expliquer la théorie de la plongée et tout ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour faire notre baptême. Équilibrage des pressions, respiration, fonctionnement du matériel. 

Un peu penauds, nous enfilons combinaison, palmes, gilet, masque et nous jetons à l’eau. C’est agrippés à une corde que nous faisons les premiers exercices et découvrons la sensation de respirer sous l’eau. Après quelques minutes, on dégonfle petit à petit notre gilet pour descendre. On égalise les pressions, on descend encore et on finit par toucher le sol. Pas forcément évident, ça fait un peu mal aux oreilles.

La première plongée d’une heure permet surtout de s’habituer au matériel et à cet environnement un peu spécial. Les bouteilles d’air se vident rapidement quand on débute car on a tendance à respirer un peu trop vite. La bouteille de François s’approche de la fin, cela sonne la fin de la première plongée. On remonte à la surface le sourire aux lèvres, mais pas trop vite sinon on perds le détendeur… 

Premières impressions plutôt bonnes. On a tous les deux envie d’y retourner. Ça tombe bien, il y a une deuxième plongée d’une heure prévue après le repas. Là, on s’intéresse davantage aux poissons et différentes choses aquatique. De très grandes étoiles de mer bleues, des oursins, des poissons flûtes, des poissons perroquets, des poissons anges, des poissons chirurgiens et plein d’autres.  Après deux heures dans l’eau, on se sentirait presque à l’aise. Sur le trajet nous croissons des poissons volants, assez rigolo. Une belle journée autour de Ko Ah qui se finit encore dans la piscine de l’hôtel. 


La découverte des plages du sud 


Maintenant que l’on connaît les plages du nord de l’île, on part à la découverte de celles du sud. D’après notre plan, elles sont plus petites. Premier arrêt à Khantiang beach. Assez difficile à trouver. Sans la carte pour nous guider, nous ne l’aurions sûrement pas trouvée. Un tout petit sentier permet de s’y rendre. Comme prévu, elle est plus petite que celles du nord, c’est parfait. Les gens qui sont là viennent en majorité de l’hôtel situé juste au dessus. C’est un peu comme si nous étions sur une plage privée. On ne squatte pas trop longtemps. On continue notre chemin vers Kan Tiang beach, sa voisine un peu plus au sud.

Un petit rafraîchissement s’impose. On frôle les 40 degrés à l’ombre ! Et on s’en va trouver des transats gratuits à Klong Jak Bay pour se reposer.

Après un rapide repas, on décide d’aller tout en bas de l’île, apparemment il y a un point de vue. La route qui y mène est assez sympa à conduire, il y a peu de voitures et la végétation commence à prendre le dessus sur les constructions. On croise même des singes sur la route mais ils n’ont pas l’air très sympa alors on continue notre route sans s’arrêter.

Malheureusement, pour accéder au point de vue, il faut payer l’entrée du parc national. Et vu l’heure qu’il est ça ne vaut plus vraiment le coup. On rebrousse chemin pour se rendre au dernier spot de la journée, Bamboo Bay : une plage plus nature que les autres avec là encore des singes sur le chemin et beaucoup de palmiers. Dernière baignade de la journée mais cette fois à marée basse. On finit par un coucher de soleil sur la mer. Malheureusement, les nuages se sont invités et les magnifiques couleurs tant attendues ne sont pas au rendez-vous. 


Découverte de la partie authentique de l’île


Ko Lanta est en fait constituée de 2 îles. Sur l’île du sud, on trouve les magnifiques plages et les attractions touristiques. Sur l’île du nord, il n’y a quasiment que des locaux, pas de plage ni de tour organisé. C’est ici que nous venons chercher un peu d’authenticité.

Au travers des chemins de terre, nous découvrons la vraie vie thaïlandaise. Les maisons ressemblent à des cabanes et les gens sont très gentils. Ils nous sourient ou nous saluent en nous voyant passer. Les enfants nous lancent des « Hello! ». On voit qu’ici, ils sont bien moins habitués à voir des étrangers. Une de leurs activités est de récolter la sève des arbres pour en faire du caoutchouc. Chaque arbre à son sillon et son petit seau pour ramasser la substance.

Après cette pause culture, c’est Laura qui prend le volant ou plutôt le guidon. Notre scooter est léger, c’est assez facile finalement. Le chemin que nous empruntons nous fait passer dans des villages et nous mène à la mangrove. Un jeune thaï nous interpelle alors. Visiblement, il a envie de nous parler et de nous expliquer sa vie ici. C’est en langage des signes que nous comprenons qu’il est en train de construire sa maison près de la mangrove et qu’il nage tous les jours dans cette eau. Ca nous paraît fou, l’eau est sale et il y a sûrement tout un tas d’insectes et de bêtes qu’on ne voudrait pas rencontrer. Il a l’air très intrigué à la vue de l’appareil photo, il essaye de nous dire quelque chose mais nous ne comprenons malheureusement pas. Discussion courte mais intense. La pauvreté à l’air forte ici. Il n’y a rien de comparable avec l’île du sud.


Krabi


 

Pour clore cette semaine dans le sud de la Thaïlande, nous nous rendons à Krabi pour 2 jours.
En 3 heures de mini bus depuis Ko Lanta, nous arrivons à Ao Nang Beach, cité balnéaire de la ville. Nous avons choisi Ao Nang beach plutôt que krabi ville afin d’être à côté de la plage. Nous posons nos sacs et partons directement à la découverte des environs.

Le quartier ressemble à une cité balnéaire française. A quelques détails près bien sûr, l’eau est à 28 degrés, la bière à 1,50 euro et le massage thaïlandais à 5 euros. Assis sur nos transats, on regarde le défilé des longs boats, ils emmènent les touristes sur la très belle plage de Railay Beach. Le bruit incessant de leur moteur n’est pas très reposant à vrai dire. On décide alors de prendre un chemin escarpé, le Monkey Trail qui mène vers une plage plus calme juste devant un resort avec piscine qui fait un peu rêver quoique vraiment trop touristique. La plage est moins fréquentée et les clients de l’hôtel sont sur leurs transats autour de la piscine, nous pouvons profiter du lieu presque pour nous tout seuls. Entourée de montagnes cette plage à quelque chose d’assez original. 

 
 

De retour à Ao Nang, nous profitons du coucher de soleil mais nous ne sommes pas les seuls. La plage est bondée. Si vous rêvez de tranquillité, ce n’est pas ici que vous la trouverez. On vous conseille plutôt la plage de Noppharat Thara Beach, fréquentée quasiment que par des locaux, que nous avons découvert un peu plus tard. Vous pourrez y manger du poisson pêché du jour à des prix raisonnables. 

 
 
 

Raylay, entre plage et rando 


 

Si nous sommes venus à Krabi c’est parce qu’on y trouve apparemment la plus belle plage de la Thaïlande, celle qui est sur toutes les photos des agences de voyage. Raylay beach est accessible seulement en bateau, c’est pour ça que les longs boats font des allers retour incessants depuis Krabi et Ao Nang. 

A 8h, nous prenons un des premiers bateaux qui nous dépose en 15 minutes sur la fameuse plage. C’est très joli ici mais l’arrivée incessante des barques à moteur nous fait penser qu’on peut trouver mieux. On chausse nos randos et on va explorer les alentours. On s’enfonce dans la jungle et on aperçoit une famille de singes noirs à lunettes blanches. Chaque maman a son bébé accroché à son cou. Ils nous scrutent du haut de leur branche. On reste là, un moment à s’observer mutuellement. On reprend notre ascension sur le sentier jusqu’à tomber sur une échelle qui permet d’accéder à un point de vue. François commence à grimper mais le bois n’est pas tout jeune et montre de sérieux signes de fatigue. On préfère ne pas prendre de risque. Plus loin, une corde permet d’accéder au même endroit mais la c’est carrément de l’escalade et c’est à la force des bras qu’il faut se hisser. Nous continuons de suivre le sentier mais aucun autre chemin ne permet de monter. Après avoir bien sué, on se résigne, tant pis pour ce point de vue. 

Plus loin, des gens montent et descendent un chemin vraiment très raide. C’est en effet l’accès au point de vue plus connu et au lagon. Des cordes aident à grimper, on a un peu l’impression de faire de l’escalade c’est top! De là-haut, on peut admirer la plage est, la plage ouest et la mer à perte de vue de chaque côté. Malheureusement le lagon est asséché, on nous conseille donc de ne pas le faire. 
On arrive ensuite à une endroit spécial sur la plage, dans une petite grotte se trouvent des dizaines de statues de phallus. Oui oui des chibres en bois. La légende raconte qu’une princesse a fait naufrage dans cette grotte. Les locaux viennent ici pour faire des voeux de fertilité. La plage est très fréquentée et d’habitude on n’aime pas trop ce genre d’endroit mais c’est quand même magnifique. Les montagnes nous entourent quasiment, de petites îles se trouvent en face de nous. Il est d’ailleurs possible d’en rejoindre une toute petite à la nage. Notre périple nous mène ensuite sur un chemin dans la jungle visiblement très peu fréquenté et infesté de moustiques. Quelques cabanes en guise de guesthouse nous font dire qu’on retrouve peu à peu la civilisation. Ça a l’air très hippie comme ambiance avec les champignons hallucinogènes proposés en milk-shake et les mecs qui ont l’air vraiment très cool, un peu trop? Un peu plus loin, l’accès à la plage se fait en passant par dessus un mur. Bienvenue sur la plage de Ao Ton Saï. Enfin une plage comme on les aime ! Peu de monde et un cadre magnifique! Elle est là, la vraie plage !

Qui a dit que nous étions en saison sèche ? Une pluie torrentielle s’abat sur nous! Il est temps de rentrer.
Si vous vous rendez à Raylay, prévoyez des chaussures de randonnée. Certes les plages sont belles mais les points de vue et les balades aussi. On en a vu galérer en tongs!


Vidéo


On a aimé :

 Se baigner dans une eau toujours chaude.
 Se déplacer en scooter sur Ko Lanta. On ne s’est pas senti en danger.
 Découvrir la plongée à Ko Ah.
 Profiter des plages et des points de vue de Raylay.

On a moins aimé :

 Les 20h de bus pour aller de Bangkok à Ko Lanta.
 La nourriture plus cher qu’à Bangkok et souvent de moins bonne qualité. 

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