Nous quittons la jungle dense du Chiapas pour longer la côte Est du Mexique. Changement radical de paysage. Ici pas de liane, de boue ni de mygale mais plutôt de l’eau chaude et transparente. Nous voici arrivés à Bacalar.


Les eaux turquoises de Bacalar


Bacalar est une ville connue pour son lac, certains mexicains viennent y passer leurs vacances, comme nous allons sur la côte d’Azur. L’eau se décline dans toutes les nuances de bleu. C’est paradisiaque ! Comme si nous étions aux Maldives ! Nous ne pensions pas trouver de tels paysages au Mexique ! Il n’est même pas nécessaire de parler de la température de l’eau tellement il est facile d’y entrer.

Nous logeons dans un petit hôtel très sympathique du centre ville que nous avons loué pour une nuit. 

Il est 8h du matin, après un succulent petit-déjeuner chez Enamora, nous partons à la recherche d’une location de kayak. Pas besoin de chercher longtemps, en 15 minutes nous voilà déjà dans l’eau, prêts à pagayer. Vous trouverez sur la côte de nombreux loueurs de paddle, kayak ou barque. Un kayak 2 places nous aura coûté 250 pesos pour 2 heures. Malgré l’heure matinale, il fait déjà très chaud. Le contact avec cette eau turquoise est très agréable. Le lac est calme, presque désert. Nous pagayons quelques dizaines de minutes jusqu’à nous retrouver à un point stratégique : l’entrée du canal des pirates. Une séance photos s’impose suivie d’une baignade plus qu’agréable. Les 2h de kayak sont passées bien vite. Il est déjà temps de rentrer.

Une excursion organisée en bateau nous emmène ensuite sur les points principaux du lac. Au programme, baignade, découverte des cénotes et dégustation de fruits frais. Pas mal mais un poil trop touristique et trop cher. Nous avons payé 1200 pesos pour un tour de 3h30 et nous étions 11 sur le bateau… Si vous vous rendez à Bacalar, préférez plutôt une longue ballade en kayak aux tours proposés par les locaux. Nous allons ensuite manger un burger végétarien dans un super bon restaurant « Mango y Chile », avec une magnifique vue sur le lac. Nous vous conseillons vivement ce resto si vous passez dans le coin.

Après cette magnifique journée ensoleillée, nous rejoignons le terminal de bus. Un trajet de 3h nous permet de nous rendre à Tulum.


Tulum, entre exaltations et déceptions


Notre arrivée à Tulum se fait assez tard dans la soirée car nous avons voulu profiter le plus tard possible de Bacalar. Par chance, notre auberge se situe à deux pas de la station de bus, il s’agit d’Amorcito Corazon. Il est possible d’y louer des lits dans des dortoirs, ce que nous avons fait mais il y a aussi des chambres privées. Nous nous retrouvons donc chacun de notre côté, sur notre lit superposé. Si vous cherchez une auberge calme et reposante, on vous la conseille ! En prime, une « piscine » en rooftop !

Nous découvrons la ville et faisons des excursions par nous même. Tulum est une ville bien plus touristique que tout ce que nous avons pu voir au Mexique jusqu’à présent. Nous croisons beaucoup d’Européens et bien souvent ce sont des français d’ailleurs. 

Qui dit péninsule du Yucatan, dit cénotes ! Nous avions vraiment hâte de les découvrir. Autour de Tulum, il y a en a deux principales. Une grande hésitation entre Dos Ojos et Grand Cénote. La première remporte le duel ! Elle est très appréciée des touristes ! Un des employés de l’auberge nous explique comment s’y rendre, il suffit de prendre une camionettas non loin de là, c’est vraiment très facile du centre de Tulum. Mais Dos Ojos est la plus chère :  350 pesos  (16 euros) l’entrée simple. A l’entrée, ils essayent bien évidemment de vous vendre l’excursion avec un guide à 600 pesos. Ensuite, ils tentent de te faire prendre un taxi pour encore quelques pesos supplémentaires. La cénote est à 2,5 km, nous décidons d’y aller à pieds. Le chemin est ombragé, ce n’est pas si désagréable.

Nous arrivons sur un parking où se trouvent déjà pas mal de voitures. La plupart des personnes est visiblement là pour faire de la plongée. Avec leur combinaison, leur masque et leurs bouteilles d’oxygène, on se sent pas très équipés à côté.  Nous découvrons la première cénote avec notre petit gilet de sauvetage et nos lunettes de piscine. L’eau est très froide ! On y met juste les pieds et des dizaines de petits poissons viennent nous chatouiller : fish pédicure naturelle ! Faut bien l’avouer, Laura aura mis une bonne dizaine de minutes avant de se jeter dans l’eau. Quelques minutes à regarder les poissons et nous allons à la rencontre de la deuxième cénote. Les deux sont reliées entre elles mais seulement en passant sous l’eau donc juste pour les plongeurs. Finalement, nous avons passé 1h30 dans le parc. Le prix est bien trop élevé pour des personnes qui viennent simplement se baigner. La majorité des choses à voir dans cette cénote est finalement immergé. Si c’était à refaire, nous ferions sûrement Grand Cénote à la place. Des voyageurs nous ont dit que c’était magnifique !


Visite de Sian Ka’an


A Tulum, si nous avons été conquis par une visite, il s’agit bien de la réserve de Sian Ka’an.  30 minutes de taxi collectif dans lequel nous nous sommes faits un peu avoir sur le prix… Passons… Nous arrivons à Muyil. Un mexicain tente de nous vendre le tour de lancha à 1300 pesos mais ça ne marche pas, nous sommes bien renseignés et savons que le tour coûte 1200 pesos. C’est déjà assez cher comme ça, il ne va pas nous avoir ! Il nous amène donc à la réserve avec sa voiture en nous conseillant de faire le site archéologique plutôt après. Les raisons ne sont toujours pas claires. Finalement, on nous fait patienter sur place et on se retrouve à 4 dans la lancha alors que nous aurions pu être seulement tous les deux. Impossible de négocier, l’homme est totalement fermé. Tant pis, nous profiterons quand même de la visite. Le bateau nous fait traverser 2 lagunes pour nous amener à la troisième. Il nous dépose au début de la balade. Nous enfilons nos gilets de sauvetage d’une manière un peu spéciale, il nous fait nous assoir dedans afin de mieux flotter. En effet c’est très pratique ! Et là, nous voilà partis pour une balade dans le courant. Il suffit juste de se détendre et de se laisser porter, le courant fait le reste. Nous avançons paisiblement au rythme de la nature. L’eau est tellement claire que nous pouvons voir le fond.
Aucun bruit à l’horizon à part celui des oiseaux. C’est ravis que nous remontons dans le bateau après cette parenthèse. Bien qu’un peu cher, nous ne regrettons pas cette visite naturelle !

Comptez 100 pesos pour retourner près de la route en traversant un site archéologique et une balade dans la forêt.



Valladolid, une rencontre authentique



Nous rejoignons le logement après une petite heure de recherche. Un homme, petite moustache, barbe rasée grossièrement, visiblement bon vivant nous reçoit. A peine nos sac posés le Mexicain nous propose de boire une bière locale avec lui. Assez hésitants au début, nous finissons par accepter. Autour de la table, il nous raconte en espagnol, l’histoire de son logement et sa façon de vivre. Le prix pour la nuit est deux fois moins chers que les logements du coin.  Cela fait quelques mois maintenant que Jorge loue sa fameuse Casa Chi. Il dit le faire pour rencontrer des gens, pour s’ouvrir sur le monde. Que l’argent n’est pas sa motivation première et nous sentons ses paroles sincères. « Mi casa es tu casa ».  Il n’hésitera pas pendant ses 3 jours à nous servir quelques spécialités culinaires préparés dans son arrière cuisine.

Mi casa es tu casa

Jorge a tellement de choses à raconter qu’il ne s’arrête plus, notre espagnol assez basique a parfois du mal à suivre ! D’autres voyageurs Argentins sont là et une session musique s’improvise. Tout d’abord une guitare, puis 2, puis 3 et enfin un caròn. Les musiques s’enchaînent au rythme des tangos argentins, musiques mexicaines et rock américain hasardeux.

Le lendemain, de très bonne heure, nous allons visiter Chichen Itza. Nous ne présentons pas ce site Maya qui est l’emblème du Mexique. 30 min avant l’ouverture, nous sommes déjà devant afin d’éviter la horde de touristes. 8h, nous entrons dans le parc  mais nous sommes malheureusement loin d’être les seuls. Tout le monde se jette sur la pyramide principale. Le parc se rempli très vite. Première déception concernant Chichen Itza mais nous nous y attendions un peu. Le lieu est tellement touristique qu’il est très protégé, ce qui signifie qu’il est interdit de monter sur les pyramides. Nous sommes compréhensifs, c’est pour la conservation du lieu historique mais après plusieurs sites découverts plus tôt dans le voyage où il était possible d’y monter, deuxième déception. 

Finalement, nous penserons que Chichen Itza n’est pas un passage obligatoire si vous avez fait les ruines de Palenque, Yaxchilan ou encore Calakmul. Celles-ci sont définitivement plus authentiques et majestueuses.

Nous aurons passé un tiers du temps à observer un nid de colibris dissimulé derrière les ruines en tentant d’ignorer les groupes de touristes frappant dans leurs mains devant chaque rangée de marches afin d’entendre l’écho.

La suite de notre journée nous mènera vers de nouvelles cénotes : sur la route de Dzitnup, vous y trouverez X’Kéken y Samulà. Le site est aménagé mais nous y avons trouvé peu de touristes ce qui est assez agréable. C’est aussi là que vous pouvez trouver 2 aras en captivités, on ne vous en dit pas plus. Il est possible de visiter une cénote ou bien les deux. Vu que le prix n’est pas très élevé, nous décidons de faire les deux (125MXN/ personne). Cette fois-ci, ce sont des cénotes plutôt pour les nageurs que pour les plongeurs. Nous avons adoré nous baigner dans ces grottes à peine ouvertes et très peu éclairées. Odeur d’humidité, chaleur omniprésente avec l’écho des quelques touristes reprenant leur souffle après chaque apnée.

Malgré cela, l’eau y est tellement claire qu’on peut y entrevoir des poissons-chat à la lueur de la petite fenêtre naturelle située 50m plus haut. ll est intéressant de faire les deux car elles sont vraiment différentes.


Rio Lagartos, flamants roses et dinosaures


Depuis Valladolid il n’est pas évident de rejoindre Rio Lagartos. Heureusement que Jorge était là pour nous indiquer l’itinéraire car nous ne l’aurions pas trouvé par nous-même. Un premier bus nous amène jusqu’à Tizimin, puis un deuxième jusqu’au fameux Rio Lagartos.

Le départ est tôt le matin afin de profiter au maximum de la journée.

Rio Lagartos est un petit village de pêcheurs. Les gens y viennent pour contempler la lagune où l’on peut admirer différents animaux, en particulier les flamants roses ainsi que le lac rose Le Coloradas.

Le tour proposé par les locaux est onéreux, les autochtones font varier le prix en fonction de la période mais aussi à la tête de l’occidental. Nous allons devoir négocier le prix ou trouver d’autres touristes pour partager les frais.

Lors de la correspondance des bus, nous remarquons un couple de français avec leur maison sur le dos. Nous entamons la discussion afin de séparer l’addition. L’idée leur plaît. Nous faisons connaissance dans le bus entre les nids de poule et le bruit fort de la climatisation. Il se trouve qu’ils accomplissent, comme nous, un voyage au long cours, pendant un an sur le continent Américain.

Dès notre arrivée, un guide nous aborde pour proposer le tour en lancha. Commence alors un échange de négociations. Dans les guides on peut lire que le tour coûte 1200 pesos, nous avons réussi à le négocier à 800 pesos soit 200 par personne (dédicace à mon prof de négo). C’est un prix très raisonnable, nous acceptons son offre et allons rejoindre le bateau.

Nous nous engageons dans la lagune, l’eau a des reflets rosés. Nous commençons à apercevoir de nombreuses espèces d’oiseaux : un aigle noir puis des cormorans, des grandes aigrettes, des hérons et des pélicans. Ils volent au dessus de nos têtes, nous sommes ravis. Déception quant au rendez-vous des crocodiles, quelques minutes moteur éteint ne suffiront pas pour les observer. Plus loin, la lancha s’amarre près d’un ponton, nous descendons pour découvrir le lac rose et ses flamants majestueux ! Les échassiers sont vêtus d’un rose profond, leur cou se contorsionne à la recherche de petites algues. Nous restons là plusieurs dizaines de minutes à s’émerveiller devant toutes les nuances de couleur. Le ciel est d’un bleu pur, le rose du lac contraste avec celui de la lagune verdâtre.



C’est comblés que nous reprenons notre barque. Le guide nous propose alors de faire un « soin » naturel de la peau. Il nous tend un petit pot d’argile fraichement sorti de l’eau. C’est alors que nous commençons tous les quatre à nous tartiner d’enduit gluant en marchant dans la vase à mi-mollets jusqu’à ce que le mexicain attrape deux « Cucarachas ». A en croire ses dires, ce sont des crabes préhistoriques. Impressionnant, ce fossile possède des pics tranchants sur sa carapace. François a d’ailleurs marché dessus par mégarde, une blessure préhistorique ça fera des histoires à conter ! Nous remontons dans le bateau par peur d’une prochaine rencontre. Le vent, dû à la vitesse, fait sécher l’argile sur notre peau, jusqu’à former une carapace. Une baignade nous permettra de retrouver notre peau d’enfance et un peu d’humilité. Nous finirons la journée par un restaurant de pêcheur en compagnie de Charlotte et Etienne avant de repartir seuls rejoindre notre bus.


Cozumel, Isla Mujeres ou Holbox?


Entre les 3 îles du Yucatan, notre coeur balance. Après quelques recherches sur chacune d’entre elles, nous décidons d’aller explorer Holbox. Elle paraît être la plus authentique des trois.

Pour s’y rendre depuis Valladolid, c’est assez compliqué. Il faut prendre soit un bus de nuit partant à 3h30 du matin soit deux bus jusqu’à Chiquilla. Nous choisirons la deuxième option. Qui dit île dit bateau, ce dernier vient juste de quitter le pont devant nous ! Pour le même prix un pêcheur nous propose le trajet. Allez, pourquoi pas c’est plus authentique et cela nous évitera d’attendre le prochain dans 30min.


Nous débarquons sur une île faite de petits chemins de sable où l’on se déplace en voiturette de golf,  motocross ou vélo. Nous rejoignons notre Airbnb à pieds, sur la carte nous estimons à 20min le trajet. Les « routes » inondées nous obligent à faire des détours pour prendre finalement une heure. Une horde de moustiques nous contraint à décharger l’attirail et à imprégner notre corps d’agrumes pharmaceutiques. Leur façon de nous souhaiter la bienvenue : une dizaine de piqûres.

Cette île renferme quelques endroits sublimes mais le tourisme de masse n’est pas bien loin. Des hôtels sont en construction un peu partout. Nous pensons que cette île est atteinte de la maladie de Cancun. Autant en profiter dès maintenant. Entre Mars et Septembre le plus gros poisson du monde, le requin baleine, vogue à la recherche de planctons au large de l’île. Nous y sommes en octobre, il est trop tard pour les observer. Nous partons alors pour une randonnée aquatique de 7h sur un petit banc de sable au milieu du Golfe du Mexique. Les raies nous frolent, les flamants roses se nourrissent tout près de nous et les pélicans nous survolent. Nous avançons comme moïse au milieu de la mer, l’eau aux chevilles, parfois aux genoux stupéfiés par cette marche insolite.

En ce qui concerne la restauration vous aurez le choix entre sushis touristiques, ou dîner occidental au prix similaire. Nous vous conseillons les succulents Bujos du Taco Queto copieux pour le prix local.
 



Nous terminerons notre séjour à Holbox en compagnie de Charlotte et Etienne, retrouvés sur ce petit bout de terre, pour siroter quelques bières locales en se racontant nos expériences de voyage.

Un stop de quelques jours à Cancun nous permettra de laver nos vêtements, se reposer, rédiger les articles et préparer la prochaine étape : Cuba.

On a aimé

  • Faire du kayak dans l’eau turquoise de Bacalar
  • Se laisser transporter dans le canal de Sian Ka’an
  • Se rafraîchir dans les cénotes peu touristiques
  • S’enduire d’argile à Rio Lagartos
  • Partager quelques instants avec d’autres voyageurs
  • Partager des moments conviviaux à Casa Chi
  • Retrouver un climat sec
  • La douche chaude de l’auberge de Tulum
  • La randonnée aquatique à Holbox

On a moins aimé

  • La horde de touristes à Chichen Itza
  • Le prix des activités / restaurants dans la péninsule du Yucatan

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4 pensées sur “En route vers les Caraïbes

  1. Ahah je rêve en voyant votre voyage !!!
    On vient de partir de chez jorge qui nous a déposé au bus avec sa casachi mobil ???? un homme génial !
    Et je viens d’enlever l’argile de mon visage de Rio lagartos et cest magique ! Pas juste un circuit touristique, yen a pas tant que sa ici c’est authentique, et nous aussi sommes tombé sur un groupe de français avec qui nous avons partagé l’addition 😉
    Enfin une merveille je suis contente que d’autre gens puissent ressentir se que je vis en ce moment !!
    Bonne continuation a vous et en espérant que la suite soit aussi riche et fabuleuse pour vois aussi !
    Angie et Chamane

    1. Merci beaucoup Angie ! Ces moments passés chez Jorge sont encore de bons souvenirs dans nos esprits. Nous sommes contents que vous ayez pu vivre cela vous aussi.
      Bonne continuation à vous.
      Laura et François

  2. Superbe voyage, merci pour le partage !
    Je pars en janvier au Mexique, et je me demandais quelle était la randonnée que vous avez fait à Holbox? Où avez-vous trouver l’itinéraire?
    Merci !

    1. Hello Fanny,

      Merci pour ton commentaire, sur Hoolbox il y une randonnée aquatique est superbe à faire. Quand tu es dans la rue centrale, tu te diriges vers la mer et tu prends vers l’Est. Il faut avancer un peu dans l’eau et tu vas retrouver sur un banc de sable en plein milieu de la mer. La randonnée fait environ 2h, attention pas d’ombre donc bien se protéger du soleil. Tu pourras trouver des raies, divers poissons, des flamands rose, des cormorans et bien plus ! L’itinéraire n’est pas dur à trouver, tu ne seras surement pas la seule à le faire et tu suis le banc de sable ou tu as pieds jusqu’aux mollets. Je conseil de la faire le matin ou la chaleur est encore tolérable.

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